La Barbe à Maman, c’est une compagnie de théâtre de marionnettes qui raconte des histoires sur les minorisé·e·s et qui détricote, avec poésie, humour et réflexion, les normes pesant sur nos peaux d’humain·e·s.

Donner la parole aux invisibles, à celles et à ceux que l’on force à terre, que l’on évite, que l’on isole, que l’on désigne étranges, qui marchent de travers, qui pensent autrement, qui restent autour-de-et-jamais-au-centre: la Barbe à Maman, c’est côtoyer avec gourmandise celles et ceux qui cheminent loin des sentiers battus.

Année de naissance : 2017 / Pseudo : la bàm

© photo : Dilo

La Barbe à Maman est en compagnonnage avec le Théâtre aux Mains Nues.

POURQUOI LA MARIONNETTE ?

De l’ambiguïté conférée par son statut d’être animé/inanimé, la marionnette nous paraît concilier la réponse plastique et dramatique la plus pertinente à notre envie artistique d’interroger le monde: ouvrir le champ de l’imaginaire; mettre à distance; jouer de l’inquiétante étrangeté propre à la marionnette; «représenter la part inhumaine de l’homme et mettre en lumière ce qui fonde sa possible humanité».

Nous souhaitons que la marionnette libère les attendus vocaux et corporels et nous engage dans une physicalité où le déséquilibre serait de rigueur: envisager le corps de l’instrumentiste-manipulateur aussi comme un corps-performeur et dépasser la simple incarnation. La trans/dé/formation corporelle possible suscitée par la marionnette nous entraîne vers un chemin plus périlleux, mais jalonné de trésors d’inventivité et de poésie. Avec la marionnette, il s’agit pour nous de trouver une autre manière de se mouvoir et, une autre manière de dire.

L’écriture est un levier pour raconter différemment. Raconter différemment les bruits du monde. C’est pourquoi nous privilégions l’écriture contemporaine qui nous semble la plus à même de répondre à cette attente et d’interroger les thèmes qui nous inspirent. Car si la marionnette est une convention, elle permet néanmoins à l’écriture d’être transgressive, de s’emparer du réel pour le tordre et le faire surgir de manière détournée: provoquer l’écho, laisser les mots résonner, diluer plutôt qu’imposer… alors, l’inattendu peut créer l’émotion.

UNE RENCONTRE ENTRE

UN PLASTICIEN-PERFORMEUR ET UN AUTEUR-COMÉDIEN

Bruno Michellod

Né dans les Alpes suisses, Bruno part à Grenoble pour étudier le judo et les mathématiques. Puis, un virage le conduit vers l’École des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand et l’École de Communication Visuelle de Paris. Après ses études, il continue à se former au CÉPIA (artiste intervenant), à Mains d’Œuvres (technologie d’interaction en temps réel) et à l’Atelier 231 (scénographie avec Olivier Borne). Depuis 2017, il suit des formations/stages en construction ou manipulation de marionnettes avec Gilbert Epron au Théâtre aux Mains Nues, Jean-Pierre Lescot, Greta Bruggeman (Cie Arketal) et Camille Trouvé (Cie Les Anges au Plafond).

Artiste plasticien explorateur, Bruno est concerné par la matière, l’image, le mouvement, la performance, la narration et le jeu. Ce qui l’amène très tôt à collaborer avec des compagnies de danse et de théâtre. Depuis 2013, Bruno élabore aussi des projets d’intervention autour de problématiques sociales (handicap au travail, sexisme…). Il intervient dans l’association Le Refuge, en UEMO, en prison, en entreprise et dans des écoles.

www.brunomichellod.fr

Stéphane Bientz

Après une licence de lettres modernes à Paris Jussieu, Stéphane se forme en tant que comédien à l’École Claude Mathieu à Paris. Puis, il s’initie à la marionnette avec Luc Laporte et Sylvie Osman avant de suivre la formation mensuelle au Théâtre aux Mains Nues. Depuis 2001, il partage son activité entre la scène, l’écriture et les interventions artistiques.

Son intérêt pour l’imaginaire dans le langage l’amène à participer à plusieurs créations jeune public en tant qu’interprète, puis en tant qu’auteur: en avril 2018, il écrit et interprète le texte de L’Îl(e) déboussolé(e), duo danse-théâtre jeune public avec la compagnie La Locomotive. En 2015, il obtient le 2ème prix Paris-Polar pour une nouvelle inédite, Vivement Dunkerque. En juillet 2016, il est lauréat de la bourse d’aide à l’écriture Beaumarchais-SACD pour la pièce Hématome(s). En 2018, ce texte, soutenu par À mots découverts, obtient le Prix Jeunesse des E.A.T. 2018, l’aide à la création texte dramatique ARTCENA, et le Prix Domaine français des JLAT. Hématome(s) est publié aux Éditions Espaces 34 et traduite en allemand par Wolfgang Barth aux Éditions Österreichisher Bühnenverlag. Création prévue pour la saison 2020/21 par la compagnie Espace Blanc.